Actualités

Image: Nikolai Fuchs : « La propriété privée des terres n’est pas la formule idéale, mais une période de transition historique. Les terres sont un bien commun – autant que l’air et l‘eau. »

OIKOPOLIS est la deuxième entreprise au Luxembourg ayant sa propre fondation

11.4.2019


A l'occasion de la création de leur fondation caritative, le groupe OIKOPOLIS a convié, dans le cadre de la série de manifestation OIKOPOLIS am Dialog, à une discussion publique sur l'engagement par le biais d’une fondation à Munsbach le 9 avril. En tant qu'orateurs étaient présents: Nikolai Fuchs, directeur de GLS Treuhand e.V., Pierre Ahlborn, directeur générale de la Banque de Luxembourg, Pit Reckinger, président de la André Losch Fondatioun, ainsi que Marc Elvinger de l'étude ELVINGER HOSS PRUSSEN. Tous exprimaient leurs bons voeux à l’occasion de la création de la fondation.

L'OIKOPOLIS Foundation compte s’approprier des terres pour une utilisation agricole

L'idée de la fondation OIKOPOLIS Foundation est née à partir de la préoccupation de promouvoir pleinement une culture de l'agriculture et de l’alimentation biologique à long terme– à commencer par la cultivation de semences écologiques jusqu'au renforcement des formes de coopération solidaire entre les fermiers, les commerçants et les consommateurs. L’un des objectifs centraux est le développement de nouvelles formes de propriétés quant à l'utilisation des terres. Au Luxembourg, environ 60 pour cent de la superficie agricole ne sont pas en possession des agriculteurs. Par endroit, les prix des terres et des baux ont augmenté de manière excessive ces dernières années. Cette nouvelle fondation a pour but de s'approprier des terres, c'est à dire de les soustraire à l'héritage privé et à la spéculation, afin de le rendre disponibles aux fermiers et aux communautés agricoles à des prix de location raisonnables. Nikolai Fuchs renforçait cette idée: « La propriété privéee des terres n’est pas la formule idéale, mais une période de transition historique. Les terres sont un bien commun – autant que l’air et l‘eau. »

Le potentiel des fondations Luxembourgeoises n’est pas tout à fait exploité

Tandis que des nombreuses petites fondations se regroupent sous l’égide de la « Fondation de Luxembourg », créée il y a 10 ans, le pays ne compte en fait que deux fondations d’entreprise qui sont complètement autonomes, et très différentes : l’ André Losch Fondatioun et l’OIKOPOLIS Foundation. Les fondations liées à une entreprise ont un impact positif sur le climat de travail, le sait Mr. Pit Reckinger, fort de son expérience. Le plus grand concessionnaire automobile du Luxembourg appartient à 100 % à la fondation Losch, qui soutient entre autres des associations d’aides à l’enfance et à la jeunesse. Les plus de 900 collaborateurs sont contents et motivés, car ils savent qu’ils travaillent pour une bonne cause. Pourtant, tout n’est pas simple pour les fondations d’entreprises au Luxembourg. Outre qu’un avocat, il faut de la persévérance. Le ministère de Justice examine en détail si la fondation est à considérer d’utilité publique et sans but lucratif, selon Mr. Marc Elvinger, qui avait une fonction consultative lors de la création de la fondation du groupe OIKOPOLIS. Selon Mr. Pierre Ahlborn également, le potentiel de la philanthropie au Luxemburg n’est pas tout à fait exploité: « Le secteur privé pourrait davantage compléter les collectivités publiques dans leurs démarches de la promotion du bien commun. » Néanmoins, on pourrait avoir l’impression que la politique, le parlement et les ministères ne soient pas toujours d’accord d’utiliser des fonds privés afin de financer certaines choses. L’état préfère décider lui-même de la manière dont les recettes fiscales seront réparties au mieux, en faveur de la communauté. Dans d’autres pays, particulièrement dans les pays scandinaves, on est plus ouverts et on tient compte de la contribution des fondations privés à la diversité de la société civile.